La blessure d’humiliation ou le masque du masochiste

La blessure d’humiliation ou le masque du masochiste


L’humiliation, vous savez, celle qui vous dépouille de toute dignité, celle qui dégrade, celle que vous ressentez quand la honte vous envahit, celle qui vous laisse anéanti(e), mortifié(e), vidé(e). Une rive dans l’obscurité, vertigineuse, comme l’exprime ce cri, ces mains crispées, ces yeux noircis par la cécité de la douleur et l’effroi. Dans son cycle « l’Âge de la Colère », Oswaldo GUAYASAMIN (1919-1999), peintre équatorien, nous capte viscéralement. Il nous amène à entendre ce qui est rendu inaudible et invisible sous le masque de l’humiliation !

DD9P4N Paintings series (The Age of Anger) of Oswaldo Guayasamin at Guayasamin Foundation museum. Quito City. Ecuador. South America.

LA BLESSURE D’HUMILIATION

Combien il est difficile de se sentir coupable, illégitime ou encore de porter sans cesse sur ses épaules la responsabilité de ce que vivent ou ressentent les autres, un besoin incontrôlable de performer, de faire plus, de créer des situations qui vont vous amener à être humilié(e) à nouveau. Il est difficile après cette maltraitance profonde qui vient souvent de l’enfance, d’oser dire non, de se sentir à sa juste place, d’aimer sans souffrir, d’apprendre à s’aimer et à se respecter.

Des études menées par John PIERRAKOS — psychiatre américain — ont démontré, identifié, répertorié, observé qu’il y a un lien entre les blessures intérieures appelées blessures de l’âme et l’apparence extérieure de l’humain, son masque extérieur, sa carapace. Nous portons tous un masque, et souvent même plusieurs ! Ce reflet de nous-même, quand nous prenons le temps de l’observer, peut mettre en lumière une ou plusieurs blessures de l’âme jusqu’alors invisibles. On peut les regrouper en cinq grandes familles :

L’injustice, le rejet, l’humiliation, l’abandon, la trahison

En effet, les blessures de l’âme sont très profondes. Pour s’en libérer, il faut parvenir à mettre en lumière l’essence de soi. On dit qu’elles sont existentielles car elles portent en elles un ton, une couleur, une résonance, des vibrations particulières, motifs de notre partition intérieure. L’épreuve de la vie, souvent peut nous permettre une prise de conscience de notre blessure majeure. Et si nous le recherchons, nous pourrons entamer notre travail d’onde de choc en conscience, en apaisement, en résilience.

La semaine dernière, j’abordais avec vous la blessure d’injustice et le masque de la rigidité. Dans cet article, nous appréhendons en pleine lumière la blessure d’humiliation, et le masque du masochiste qui y est associé. Lors des semaines à venir, nous questionnerons à tour de rôle les trois autres blessures et les masques sur lesquelles elles se projettent. Vers une rive nouvelle, en pleine conscience, en pleine lumière !

Le Masque du Masochiste

Cette blessure est rattachée principalement au monde physique et matériel : celui de l’avoir et du faire.

  • Origine : Elle s’active lors du développement des fonctions physiques du corps humain (manger, être propre, parler, avoir des rapports sexuels etc.). C’est avec la mère ou la personne en charge de l’apprentissage de ces fonctions que s’ancre cette blessure.
  • Morphologie : Corps épais, rond, visage potelé, cou bombé, bosse du bison dans le haut du dos.
  • Comportement : Le masochiste combine honte de lui-même, des autres et peur de faire honte. Il se sent sale, malpropre. Il rencontre des difficultés à reconnaître et assumer sa sensualité ainsi que son amour des plaisirs sensuels. C’est pour cela que la nourriture prend souvent un rôle de substitut à ces sens ignorés. En grossissant, le masochiste trouve une raison de plus de ne pas jouir de ses sens. S’il jouit trop de la vie, il craint d’être « puni ». Le voilà donc bâillonnant sa liberté, son corps et ses sens,  faisant passer les besoins des autres avant les siens, afin de ne surtout pas jouir de la vie.
  • Relations aux autres : Le masochiste veut faire à la place des autres. En réalité, il se crée des contraintes et des obligations pour éviter de jouir de sa liberté. Cela renforce d’ailleurs son sentiment profond d’abus et d’humiliation. Symétriquement, il peut avoir tendance à abaisser et humilier les autres pour leur faire sentir qu’ils ont besoin de lui. Le masochiste peut se blâmer pour tout, voire même pour ce qui relève manifestement des torts de ceux qui l’entourent. De plus, les personnes masochistes ont souvent une libido très prononcée. Elles feraient l’amour souvent si elles s’abandonnaient au plaisir des sens. Mais bien souvent elles n’osent pas en faire part à leur partenaire par honte de leur propre désir.
  • Vocabulaire : Digne, indigne, petit, gros, cochon, sale, cracra
  • Plus grande peur : La liberté

LE COACHING : TROUVER LA FORCE DE SE PARDONNER

Vous êtes-vous reconnu(e) derrière ce masque ? Vous souffrez peut-être vous aussi de cette blessure d’humiliation… Oserez-vous l’affronter ?

Redessiner le schéma qui vous piège, trouver la force pour pardonner et s’aimer soi n’est pas toujours possible seul. Pour aborder ce travail difficile mais essentiel à votre reconstruction, en tant que coach de vie, je vous propose un accompagnement adapté à vos urgences.

Vous pourrez en savoir plus sur mon travail en cliquant sur « Ma Méthode » et sur les solutions adaptées à vos souffrances sur « Prestations ».

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