Les cinq blessures de l’âme

Nous portons tous un masque. Parfois même plusieurs ! Ce reflet de nous-même incarne l’existence des 5 blessures de l’âme auxquelles nous faisons face au quotidien :

 

L’injustice, le rejet, l’humiliation, l’abandon, la trahison

Qu’est-ce que les blessures d’âme ? Pourquoi les appelle-t-on ainsi ? En quoi nous parasitent-elles ? Comment les identifier ?

Tout d’abord, elles sont profondes et si l’on parvient à s’en libérer, notre essence peut enfin voir le jour, c’est l’essence de soi. Elles sont existentielles ou fondamentales : en effet, elles donnent le ton, la couleur, la résonnance, les vibrations à notre existence, elles sont notre partition intérieure gravée au plus profond de nous. Ces blessures conditionnent nos rapports aux autres, notre mode de fonctionnement et génèrent dans notre vie, par nos pensées et comportements, des ancrages et/ou des blocages en eaux troubles, profondes et dévastatrices.

L’épreuve de vie, souvent peut nous permettre, si nous le recherchons, une prise de conscience de notre blessure majeure et ainsi entamer notre travail d’onde de choc en conscience, en apaisement, en résilience.

Oser saisir l’insaisissable pour nous saisir de nous-même. Libérer notre voix, notre corps, nos émotions pour être pleinement, en pleine conscience et en pleine lumière. Celle ou celui que nous sommes derrière les apparences et les masques dont nous nous recouvrons pour nous dissimuler aux autres mais surtout à nous-même. Des études menées par John PIERRAKOS — psychiatre américain — ont démontré, identifié, répertorié, observé qu’il y a un lien entre les blessures intérieures et l’apparence extérieure de l’humain.

Les masques sont visibles dans la morphologie de la personne. Le corps est tellement intelligent qu’il trouve toujours un moyen de nous laisser savoir où sont nos souffrances et ce que nous avons à améliorer. Le corps est le seul langage qui ne ment pas, avec le regard.

Dans le cas de plusieurs blessures, le corps exprimera en premier lieu la blessure prédominante au niveau psychique. Le corps aura donc une morphologie globale associée à la blessure principale, tout en laissant entrevoir dans une moindre mesure les autres blessures dans des parties plus localisées du corps. La blessure qui saute le plus aux yeux est celle dont la personne souffre le plus souvent et en plus grande intensité.

À la lecture des résumés qui suivent pour chaque masque, vous pourrez facilement déterminer la(les)quelle(s) vous portez. C’est la première onde de choc qui vous projettera — si vous êtes prêt(e) ? — vers la rive de la connaissance de soi.

 

1 – LE REJET : Masque du Fuyant 

  • Origine : Blessure vécue avec le parent du même sexe entre le moment de la conception et l’âge d’un an.
  • Morphologie : Ce masque se reconnaît facilement à un physique fuyant, c’est-à-dire un corps ou une partie du corps qui semble vouloir disparaître ou se faire tout(e) petit(e). Comme si le fuyant souhaitait passer inaperçu par peur de se faire rejeter. C’est un corps sec, filiforme et contracté : on a l’impression qu’il n’y a presque pas de chair entre la peau et les os.
  • Comportement : Le fuyant est une personne qui doute de son droit d’exister. Il recherche la solitude car s’il recevait beaucoup d’attention, il aurait peur de ne pas savoir quoi faire. Le fuyant préfère ne pas s’attacher aux choses matérielles car elles l’empêcheraient de fuir. Il se demande ce qu’il fait sur cette planète et il a peine à croire qu’il pourrait être heureux ici et apporter quelque chose dans ce monde. Quand il reçoit trop d’attention il perd ses moyens.
  • Relations aux autres : La personne qui souffre de rejet recherche constamment l’amour du parent du même sexe qu’elle, ou transfère sa quête vers des personnes du même sexe qu’elle. Avec le parent ou des personnes du sexe opposé, elle aura plutôt tendance à se rejeter elle-même, à se sentir fautive si l’autre l’a rejetée. Il parle généralement peu dans un groupe : il a peur de déranger et de ne pas être intéressant. Il vit souvent dans l’ambivalence : quand il est choisi, il ne le croit pas et se rejette lui-même pour finir parfois par saboter la situation qui le valorise ; quand il n’est pas sélectionné, il se sent rejeté par les autres.
  • Vocabulaire : Inexistant, nul, rien, disparaître
  • Plus grande peur : La panique

2 – L’ABANDON : Masque du Dépendant

 

La blessure vécue dans le cas de l’abandon est la deuxième plus profonde après celle du rejet car elles touchent toutes les deux l’être.

  • Origine : Blessure vécue avec le parent du sexe opposé entre un et trois ans.
  • Morphologie : Le corps du dépendant manque de tonus. Corps long, mince avec un dos qui s’arrondit et s’affaisse. Comme si la colonne vertébrale et les muscles ne réussissaient pas à maintenir le corps debout. Le corps du dépendant semble avoir besoin d’aide pour tenir.
  • Comportement : Ceux qui souffrent d’abandon ne se sentent pas assez nourris affectivement. Ils ont constamment besoin d’aide et de soutien. Le dépendant pense qu’il ne peut arriver à rien tout seul et il a régulièrement besoin de quelqu’un pour le soutenir. Il a souvent des hauts et des bas : pendant un certain temps il est heureux et tout va bien et tout à coup il se sent malheureux et triste. C’est une personne qui dramatise beaucoup : le moindre petit incident prendre des proportions gigantesques. Dans un groupe, il aime parler de lui et ramène souvent tout à lui.
  • Relations aux autres : Le dépendant demande généralement l’opinion ou l’approbation des autres avant de décider. Il ne se décide pas ou alors il doute de sa décision lorsqu’il ne se sent pas appuyé par quelqu’un d’autre. Et lorsqu’il fait quelque chose pour quelqu’un, il le fait avec l’attente d’un retour d’affection. Le dépendant est celui des cinq blessures qui est le plus propice à devenir victime dans le triangle dramatique de Karpmann. Ses problèmes lui apportent le cadeau d’avoir de l’attention et cela lui évite d’être abandonné. Plus une personne agit en victime, plus sa blessure d’abandon augmente.
  • Vocabulaire : Absent, seul, «je ne supporte pas », «je me fais bouffer », «j’ai laissé tomber »
  • Plus grande peur : La solitude ou la rupture.

3 – L’HUMILIATION : Masque du Masochiste

 

Cette blessure est surtout rattachée au monde physique : celui de l’avoir et du faire.

  • Origine : Elle s’éveille au moment du développement des fonctions du corps physique (manger seul, être propre, aller aux toilettes seul, parler, écouter, comprendre les conversations, sexualité, etc.). Elle est généralement vécue avec la mère ou avec la personne qui est en charge de l’apprentissage des fonctions physiques et sexuelles citées précédemment.
  • Morphologie : Corps gros, rondelet, visage rond, cou gros et bombé, bosse du bison dans le haut du dos.
  • Comportement : Le masochiste a fréquemment honte de lui-même et des autres ou peur de faire honte. Il se croit sale, malpropre. Il ne veut pas reconnaître et assumer sa sensualité ainsi que son amour des plaisirs associés aux sens. C’est pour cela qu’il compense et se récompense avec la nourriture. Et il grossit facilement pour se donner une raison de ne pas jouir de ses sens. Il a aussi peur d’être « puni » s’il jouit trop de la vie. Ainsi il bâillonne sa liberté en faisant passer les besoins des autres avant les siens, afin de ne pas jouir de la vie.
  • Relations aux autres : Le masochiste semble vouloir tout faire pour les autres. En réalité, il désir se créer des contraintes et des obligations afin de ne pas jouir de sa liberté. Cela renforce d’ailleurs ce sentiment d’être abusé et humilié. Et de la même manière il a tendance à abaisser et humilier les autres en leur faisant sentir qu’ils ne peuvent y arriver seuls sans lui. Le masochiste est souvent porté à se blâmer pour tout et même à prendre le blâme pour les autres. Les personnes masochistes sont aussi très sexuelles : elles feraient l’amour souvent si elles s’autorisaient le plaisir des sens. Mais bien souvent elles n’osent pas en parler à leur partenaire de peur d’avoir honte d’en avoir si souvent envie.
  • Vocabulaire : Digne, indigne, petit, gros, cochon, sale
  • Plus grande peur : La liberté

4- LA TRAHISON : Masque du Contrôle

 

La blessure du contrôlant (trahison) est intimement liée à la blessure du dépendant (abandon). Alors que l’abandon touche à l’être, la blessure de trahison touche à l’avoir et au faire.

  • Origine : Vécue avec le parent du sexe opposé entre l’âge de deux et quatre ans, au moment où l’énergie sexuelle se développe, engendrant le complexe d’Œdipe.
  • Morphologie : Corps qui exhibe de la force et du pouvoir. Chez l’homme : épaules plus larges que le bas du corps. Chez la femme : bas du corps plus large que les épaules (corps en forme de poire). Plus il y a une forte asymétrie entre le haut et le bas du corps, plus la blessure de trahison est importante.
  • Comportement : Très intransigeant, le contrôlant veut montrer aux autres ce sont il est capable. Il interrompt souvent et répond avant même que l’interlocuteur ait fini. Quand les choses ne vont pas assez vite à son goût, il vit de la colère. Il se considère comme travailleur et responsable : il a de la difficulté avec la paresse. Le contrôlant déteste qu’on ne lui fasse pas confiance. Il ne tient pas toujours ses engagements et promesses ou se force à les tenir. Il est impatient et intolérant. Il se confie difficilement et ne montre pas sa vulnérabilité.
  • Relations aux autres : Le contrôlant a beaucoup de mal à accepter la lâcheté des autres. Il a de la difficulté à déléguer les tâches en faisant confiance à l’autre. Parmi les 5 blessures le contrôlant est celui qui a le plus d’attentes envers les autres car il aime tout prévoir et tout contrôler. Contrairement au dépendant qui a des attentes envers les autres car il veut être aimé et soutenu dans sa blessure d’abandon, les attentes du contrôlant ont pour but de vérifier que les autres font bien ce qu’ils doivent faire afin de vérifier s’il peut leur faire confiance. Il affirme avec force ce qu’il croit et s’attend à ce que les autres soient d’accord avec ses croyances. Il a tendance à affirmer son point de vue de façon catégorique et cherche à tout prix à convaincre les autres. Il pense que lorsque quelqu’un le comprend c’est qu’il est d’accord avec lui, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.
  • Vocabulaire : « Je suis capable », « Laisse-moi faire seul », «Fais-moi confiance», «Je ne lui fais pas confiance», «As-tu compris ?»
  • Plus grande peur : Le désengagement, la séparation, la dissociation, le reniement.

5- L’INJUSTICE : Masque de la Rigidité

 

La blessure du rigide (injustice) est intimement liée à la blessure du fuyant (rejet). Alors que le rejet touche profondément à l’être, la blessure d’injustice touche à l’avoir et au faire.

  • Origine : Blessure vécue avec le parent du même sexe entre quatre et six ans environ, au moment où l’enfant devient conscient qu’il est une entité à part entière avec ses différences.
  • Morphologie : Corps droit, rigide, et le plus parfait possible. Bien proportionné, petite taille serrée par un vêtement ou une ceinture. Mouvements rigides. Cou raide. Droit de fierté.
  • Comportement : Le rigide est une personne vivante avec des mouvements dynamiques mais qui sont rigides et manquent de souplesse. Il est perfectionniste et envieux. Il se coupe de son ressenti et croise souvent les bras. Il cherche à être parfait et se justifie beaucoup. Il a du mal a admettre qu’il vit des problèmes. Il doute souvent de ses choix. Il aime l’ordre et a tendance se contrôler lui-même en exigeant beaucoup de lui-même. Il peut être colérique et froid et a du mal à montrer son affection. Le rigide n’aime pas être en retard mais il le sera souvent car il prend beaucoup de temps pour se préparer. Il manque lui-même de justesse, car il a tendance à exagérer les choses en utilisant les mots « jamais » « toujours »  ou « très ».
  • Relations aux autres : Lorsqu’il est ému, le rigide ne veut pas le montrer mais on peut l’apercevoir à son ton de voix qui devient sec et raide. Le rigide aime que ceux qui l’entourent soient au courant de tout ce qu’il a fait et tout ce qu’il a à faire. A la différence du contrôlant qui agit de la même manière pour montrer qu’il est responsable, le rigide agit ainsi pour prouver qu’il mérite une récompense. Le rigide a du mal a recevoir des cadeaux car il se sent alors redevable.
  • Vocabulaire : « Pas de problème », « toujours», «jamais», «très bien», «justement», «exactement», «d’accord?»
  • Plus grande peur : La froideur

 

Conseils :

Le voyage vers la rive désirée… s’articule autour de 4 étapes :

1 – Devenir conscient du masque que l’on porte

2 – Éprouver de la révolte lorsque l’on sent de la résistance à accepter sa responsabilité préférant accuser les autres de ses souffrances.

3 – Se donner le droit d’avoir souffert et d’en avoir voulu à ses parents ou à autrui et être capable d’avoir de la compassion pour eux qui également souffrent.

4 – La dernière étape où l’on redevient soi-même en atteignant sa source, son essence. On n’a plus besoin de porter son ou ses masques pour se protéger, on accepte d’avoir mal ou de faire mal, on accepte la vie telle qu’elle est et surtout on apprend l’amour de soi. S’aimer est le droit d’être celui que l’on est et de s’accepter. L’amour véritable est l’expérience d’être soi-même !

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